Kinshasa, 31 décembre 2025 — Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et le ministère de la Justice et Garde des Sceaux ont décidé d’intensifier leur coopération afin de renforcer les mécanismes de sanctions disciplinaires contre les magistrats et auxiliaires de justice impliqués dans des actes de spoliation d’immeubles et autres pratiques contraires à la loi.
Cette orientation ressort d’une séance de travail présidée, ce mardi, par le président du CSM, Dieudonné Kamuleta, aux côtés du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, en présence de l’ensemble des membres du bureau du Conseil.
La rencontre s’inscrivait dans une dynamique commune visant à faire face aux dérives persistantes qui fragilisent l’appareil judiciaire congolais, affectent la sécurité juridique et nuisent au climat des affaires. Au cœur des échanges figuraient plusieurs dossiers sensibles, notamment ceux liés à l’exécution irrégulière de décisions judiciaires non définitives, une pratique jugée attentatoire à la crédibilité de la justice et à la confiance des investisseurs.
Au terme des discussions, les deux institutions ont annoncé des mesures qualifiées de fermes à l’encontre des magistrats, huissiers et avocats impliqués dans ces agissements. L’objectif affiché est clair : assainir le secteur judiciaire et mettre fin aux comportements qui ternissent l’image de la justice congolaise.
S’exprimant à cette occasion, le Procureur général près le Conseil d’État, Jean-Paul Mukolo Nkokesha, a insisté sur la volonté des institutions judiciaires de travailler en parfaite synergie afin de restaurer la moralité et l’intégrité au sein du corps judiciaire. Il a assuré que des sanctions exemplaires seront prises pour écarter les acteurs véreux et renforcer durablement la confiance dans la justice.
De son côté, le ministre d’État Guillaume Ngefa a salué les avancées réalisées par le CSM, soulignant la convergence de vues entre les deux institutions et l’émergence d’une vision commune en faveur d’une justice réellement au service de la population, de l’État de droit et du développement économique du pays.
Par ailleurs, le Conseil Supérieur de la Magistrature a mis en avant la nécessité d’améliorer les conditions de vie et de travail des magistrats, considérées comme un levier essentiel pour garantir l’indépendance, l’efficacité et la probité de la justice. Un plaidoyer a, à cet effet, été adressé au Gouvernement afin qu’il accompagne les réformes engagées.
À travers cette séance de travail, le Conseil Supérieur de la Magistrature et le ministère de la Justice réaffirment leur engagement commun à faire de la justice congolaise un pilier de confiance, de stabilité institutionnelle et de développement durable en République démocratique du Congo.