Kinshasa, 9 octobre 2025 — Le Gouvernement congolais intensifie ses efforts pour éradiquer la fraude minière et la contrebande qui minent les recettes publiques et fragilisent la gouvernance économique du pays. Conformément aux orientations du Président de la République, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a présidé ce jeudi une importante séance de travail consacrée à cette problématique nationale.
Autour de la table, plusieurs ministres sectoriels prenaient part à la réunion : Mines, Défense et Justice, ainsi que l’Inspecteur général des Mines, le Directeur général du CEEC, la Police nationale congolaise et un conseiller du Collège Mines du Cabinet du Chef de l’État. Ensemble, ils ont analysé le rapport d’inspection effectué récemment dans le Lualaba, lequel fait état de la présence d’hommes armés non autorisés, de ressortissants étrangers et d’exploitants illégaux sur plusieurs sites miniers.


Jacquemain Shabani a rappelé, à cette occasion, la volonté ferme du Gouvernement de mettre un terme à ces pratiques qui privent l’État de ressources importantes et alimentent les circuits informels. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les services de sécurité, la justice et les autorités minières pour une réponse efficace et durable.
La rencontre a également permis d’évaluer la mise en œuvre des recommandations du Chef de l’État relatives à la levée de la suspension de l’exploitation du cobalt. L’objectif est de garantir un accompagnement sécuritaire accru à l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS) afin de stabiliser le marché et de maximiser les recettes issues de l’exploitation artisanale.
À l’issue des échanges, Jacquemain Shabani et son homologue des Mines ont annoncé des mesures immédiates pour corriger les failles constatées dans la chaîne de contrôle et freiner la fraude minière. Un plan d’accompagnement de l’ARECOMS a été adopté, assorti d’une feuille de route à court et à long terme pour encadrer la reprise progressive de l’exploitation du cobalt.
Résolue à faire respecter la volonté du Gouvernement, la Commission nationale de lutte contre la fraude minière (CNLFM) réaffirme sa détermination à renforcer la sécurité autour des sites d’exploitation et à assurer une traçabilité rigoureuse des ressources naturelles. Une démarche essentielle pour préserver la souveraineté économique et valoriser durablement le patrimoine minier de la République démocratique du Congo.