Aimé Boji

Kinshasa, 16 mars 2026 — À l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire de mars, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a consacré une large part de son discours à la question de la paix dans la région des Grands Lacs, mettant en exergue le rôle déterminant du Parlement congolais dans la mise en œuvre de l’accord signé le 4 décembre 2025.

Dans une adresse solennelle devant les députés nationaux, le speaker de la chambre basse a qualifié cet accord d’étape majeure vers une stabilité durable dans une région longtemps marquée par des tensions sécuritaires. Il a insisté sur la responsabilité qui incombe désormais aux élus d’examiner le projet de loi autorisant sa ratification, transmis à l’Assemblée nationale par la Première ministre en date du 7 mars dernier.

« Le 4 décembre 2025 constitue une étape décisive dans la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs. Il appartient désormais à notre Parlement d’examiner avec responsabilité le projet de loi autorisant la ratification de cet accord », a-t-il déclaré, appelant à une analyse rigoureuse du texte dans l’intérêt supérieur de la nation.

Aimé Boji Sangara a souligné que la consolidation de la paix ne saurait se limiter aux engagements politiques, mais repose également sur des piliers essentiels tels que la sécurité, la justice et le respect de la souveraineté des États. Il a, à cet effet, réaffirmé l’engagement de l’Assemblée nationale à accompagner avec vigilance la mise en œuvre de cet accord stratégique.

« Qu’il me soit permis de réitérer solennellement l’engagement de l’Assemblée nationale à accompagner, avec responsabilité et vigilance, la mise en œuvre de cet accord dans l’intérêt supérieur de la sécurité des populations et de la stabilité régionale », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a salué l’implication des partenaires internationaux, en particulier les États-Unis, dans le processus ayant conduit à cet engagement. Il a évoqué le rôle joué par le président américain dans la facilitation du dialogue entre les parties concernées.

Enfin, il a fait référence aux sanctions récemment prises par l’administration américaine contre l’armée rwandaise et certains de ses hauts responsables, y voyant un signal fort de la détermination de la communauté internationale à garantir le respect des engagements pris dans le cadre du processus de paix dans la région.

À travers cette prise de parole, l’Assemblée nationale affiche ainsi sa volonté de s’inscrire pleinement dans la dynamique de consolidation de la paix, en assumant son rôle de garant institutionnel dans l’examen et le suivi des engagements internationaux de la République démocratique du Congo.