AFDC

Kinshasa, 16 avril 2026 — L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) a annoncé la radiation définitive de deux de ses membres, Clovis Otto Bahizi et Patrick Munyomo Basilwango, à travers une décision officielle signée dans la capitale congolaise.

Selon la décision n°007/AFDC/DN/AM-PN/MBUNSE/2026, signée par le président national du parti, Modeste Bahati Lukwebo, les deux cadres sont exclus pour « des faits graves de rébellion vis-à-vis des décisions du parti et de dissidence ».

Le document précise que cette sanction intervient à l’issue d’un processus disciplinaire formel, ayant abouti aux conclusions de la commission de discipline. Celle-ci a reconnu les deux personnalités coupables de « violations graves des dispositions statutaires régissant le parti politique AFDC ».

« Sont radiés définitivement du parti politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) les membres dont les noms suivent : Monsieur Otto Bahizi Clovis et Monsieur Munyomo Basilwango Patrick », stipule l’article premier de la décision.

L’AFDC souligne que cette mesure s’inscrit dans le strict respect de ses textes fondamentaux, notamment ses statuts, son règlement intérieur ainsi que les résolutions adoptées lors de ses troisième et quatrième congrès ordinaires, en particulier celles relatives à la discipline interne et à la restructuration du parti.

Le texte précise en outre que le secrétaire général du parti, Guy-Richard Malonda, est chargé de notifier cette décision, laquelle entre en vigueur à la date de sa signature. Toutes les dispositions antérieures contraires sont, par conséquent, abrogées.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions internes au sein de la formation politique. Lors d’une récente conférence de presse tenue à Kinshasa, Clovis Otto Bahizi et Patrick Munyomo Basilwango, se présentant comme membres du collège des fondateurs de l’AFDC, avaient annoncé la destitution de Modeste Bahati Lukwebo de ses fonctions d’autorité morale du parti.

Dans leur déclaration conjointe, ils avaient évoqué des divergences profondes, notamment sur la question de la révision de la Constitution, ainsi que des critiques portant sur la gestion administrative, politique et financière du parti. Ils dénonçaient également une gouvernance jugée « autocratique » et « opaque », accusée d’alimenter un climat de méfiance interne.

En réaction, le secrétaire général Guy-Richard Malonda avait fermement rejeté ces accusations, qualifiant les auteurs de ces déclarations « d’individus se présentant comme fondateurs du parti », marquant ainsi la ligne de fracture désormais ouverte au sein de l’AFDC.

Cette radiation actée par la direction du parti pourrait redéfinir les équilibres internes de cette formation politique, à l’approche des échéances politiques majeures en République démocratique du Congo.