Kinshasa, 13 août 2025 – Le nouveau ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a officiellement pris ses fonctions ce mercredi à l’issue de la cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, Teddy Lwamba.
Reconnaissant l’ampleur de la mission qui l’attend, le ministre a affirmé que son action s’inscrira dans la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du Plan d’Action Stratégique du Gouvernement, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. « L’électricité et l’eau potable ne sont pas des biens de luxe. Ce sont le moteur de notre développement et un droit fondamental », a-t-il déclaré.
Un double défi : électricité et eau potable
Dans le secteur de l’électricité, Sakombi Molendo a relevé le faible taux d’accès et le déficit énergétique qui freinent le développement économique. Il a annoncé un plan d’action ambitieux axé sur :
- L’augmentation de la production, en valorisant l’hydroélectricité, le solaire et d’autres sources ;
- La modernisation et l’extension des réseaux de distribution ;
- L’amélioration de la gouvernance pour plus de transparence et d’efficacité ;
- La promotion des énergies renouvelables, notamment les mini-réseaux solaires pour les zones rurales.


Il a promis une attention particulière aux projets structurants tels que Grand Katende, Kakobola, Tshopo 2, Ruzizi 3 et surtout Inga 3, porteur d’espoirs pour une énergie propre et accessible.
Concernant l’eau, le ministre a rappelé qu’en milieu urbain, les deux tiers de la population n’ont pas accès à l’eau potable, une situation encore plus critique dans les zones rurales. Il entend mettre en œuvre les réformes prévues par la loi relative à l’eau, en rendant opérationnelles les institutions clés comme l’Office Congolais des Eaux et l’Agence de Régulation du secteur de l’eau.
Réformes et objectifs à l’horizon 2030
Sakombi Molendo a réaffirmé que la SNEL et la REGIDESO devront s’adapter au nouveau cadre légal, impliquant une transformation en profondeur de leur organisation et de leur modèle économique.
Son mandat sera guidé par le Compact Énergétique de la RDC, qui vise à tripler le taux d’accès à l’électricité d’ici 2030. Il prévoit un programme d’actions à court terme (six mois) pour des résultats visibles, et un plan à long terme pour répondre aux besoins structurels, notamment la réduction progressive du déficit énergétique estimé à 2.000 MW dans le secteur minier.
Expérience et engagement
Ancien ministre des Hydrocarbures, Aimé Sakombi Molendo entend s’appuyer sur son expérience pour mener à bien ces réformes et mobiliser les investissements nécessaires. Il a annoncé des concertations prochaines avec le ministère des Mines, les opérateurs du secteur énergétique et les investisseurs privés, nationaux comme étrangers.
« C’est une mission vitale pour améliorer la vie des Congolais et faire croître notre économie », a conclu le ministre.