M23

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rejeté, mardi 2 septembre, les accusations portées par la rébellion AFC/M23, selon lesquelles Kinshasa serait à l’origine du blocage du processus de paix en cours à Doha, au Qatar.

Le gouvernement réaffirme son engagement

S’exprimant lors du briefing presse, le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale sur l’implication sans faille du gouvernement congolais dans la recherche d’une paix durable.

« Je ne suis pas autorisé à aller plus loin sur les détails mais c’est pour vous rassurer que Kinshasa est pleinement engagé sur la nécessité de faire avancer cette dynamique. Soyez-en convaincus, le blocage ne viendra jamais du gouvernement de la République », a-t-il affirmé.

Des discussions toujours en cours à Doha

Malgré les accusations, les pourparlers se poursuivent dans la capitale qatarie, sous la médiation de Doha. Selon Jacquemain Shabani, les discussions évoluent progressivement :

« Le processus continue, je dois souligner que l’équipe qui représente le gouvernement séjourne toujours à Doha et les travaux, avec le concours de la médiation qatarie, se poursuivent de jour en jour. Il y a eu des échanges conformément à la Déclaration de principes qui ont débuté sur les mesures de confiance avec la problématique de la libération des prisonniers. Ils ont évolué aujourd’hui sur le deuxième point qui concerne le principe de cessez-le-feu », a-t-il expliqué.

Vers un accord de paix durable

La RDC et l’AFC/M23 avaient signé, en juillet dernier, une Déclaration de principes marquant la reprise officielle des négociations de paix. Les discussions actuelles visent à consolider cette avancée et à déboucher sur un accord global. L’objectif affiché reste le rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’Est du pays, en proie depuis plusieurs années à des violences armées.

Kinshasa insiste sur sa détermination à poursuivre ce processus jusqu’à son aboutissement, tandis que la communauté internationale garde un œil attentif sur cette médiation cruciale pour la stabilité régionale.