CENCO

Kinshasa, 13 septembre 2025 — La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a exprimé, dans un communiqué rendu public ce samedi, sa vive préoccupation face à la recrudescence des violences meurtrières qui ensanglantent les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Appel pressant à la vigilance et à la protection des civils

La CENCO exhorte le gouvernement congolais à « redoubler de vigilance » afin d’assurer la sécurité des populations civiles victimes des exactions récurrentes dans cette région.

« La CENCO exhorte le gouvernement congolais à doubler la vigilance et les efforts pour sécuriser davantage nos compatriotes vivants dans cette partie du pays », peut-on lire dans le communiqué.

Les prélats catholiques estiment que la persistance de ces violences met en péril la cohésion nationale et appelle une mobilisation immédiate de l’État pour protéger les vies humaines.

L’indignation face à l’inaction de la communauté internationale

La CENCO s’est également insurgée contre ce qu’elle qualifie d’« attitude passive » de la communauté internationale, qu’elle accuse de rester indifférente aux massacres de civils congolais.

« Elle peine de constater que les tueries et les massacres des Congolais qui y vivent n’émeuvent plus ni la nation ni la communauté internationale. Il va ainsi de soi que la vie humaine en RDC semble banalisée », déplore la CENCO.

Appel au dialogue et à la fin des affrontements armés

Dans son message, la Conférence épiscopale a invité toutes les parties impliquées — les groupes armés tels que l’AFC/M23, le CRP, les milices Wazalendo, ainsi que le gouvernement — à renoncer à la logique des affrontements armés qui, selon elle, n’ont fait que semer la mort et détruire les infrastructures locales. Elle les encourage à accélérer la mise en œuvre du processus de pacte social proposé par les confessions religieuses du pays.

Un bilan humain alarmant

Ce cri d’alarme de la CENCO intervient après un nouveau carnage survenu dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre, au cours duquel 72 personnes ont été tuées à la machette et à l’arme automatique AK-47. Dans la même attaque, 26 autres civils, hommes et femmes, qui veillaient un défunt, ont été sauvagement massacrés, tandis que plus de 100 autres ont été enlevés par des terroristes ougandais et restent portés disparus.