Rémy Mukweso

Face à la recrudescence des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, le député national Rémy Mukweso a officiellement interpellé le ministre de la Défense, Guy Mwadiamvita, sur les massacres perpétrés récemment par les rebelles ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Selon l’élu de Butembo, au moins 91 civils ont été tués entre le 8 et le 14 septembre lors d’une série d’attaques particulièrement sanglantes dans les territoires de Lubero et de Beni. Dans une question écrite adressée au ministre, Rémy Mukweso exige des explications sur les mesures de sécurité mises en place par les forces armées pour endiguer ces tueries à répétition.

Le parlementaire souhaite également que le gouvernement présente un plan d’assistance aux rescapés, dont plusieurs ont tout perdu, notamment leurs habitations incendiées, et qui souffrent pour certains de graves blessures. Il réclame enfin que l’exécutif rende publics l’état d’avancement des enquêtes et les résultats déjà obtenus, afin de faire toute la lumière sur ces massacres et d’en assurer la sanction.

Pour Rémy Mukweso, l’inaction ou le silence des autorités ne peut qu’aggraver la détresse des populations de l’Est : « Le pays ne peut pas rester indifférent face à cette hécatombe. Nous avons le devoir de protéger nos citoyens et de leur rendre justice », a-t-il martelé.

Depuis plus d’une décennie, les ADF, un groupe armé d’origine ougandaise, multiplient les atrocités contre les populations civiles dans l’Est du pays. Malgré les opérations conjointes menées depuis près de quatre ans entre les armées congolaise et ougandaise, ils continuent de frapper avec une violence accrue. Cette situation suscite de vives critiques contre Kinshasa, accusée de concentrer ses efforts sur la rébellion du M23 tout en reléguant au second plan la menace ADF, pourtant considérée comme la plus meurtrière de la région.