Irumu

Le président du Conseil territorial de la jeunesse d’Irumu, Jacques Anquetil, a lancé un vibrant appel aux autorités judiciaires et provinciales en faveur de la relocalisation du parquet militaire et civil de Bunia et Komanda vers le chef-lieu du territoire d’Irumu. Cette démarche, selon lui, vise à renforcer l’autorité de l’État dans une zone encore confrontée à l’activisme persistant des groupes armés, notamment les ADF.

Pour Jacques Anquetil, le fonctionnement actuel du Tribunal de paix d’Irumu depuis Bunia constitue un obstacle majeur à la bonne administration de la justice. Il souligne que la distance entre les juridictions et les populations victimes de violences limite l’efficacité des procédures et retarde la restauration d’une véritable justice de proximité.

Dans sa déclaration du samedi 4 octobre 2025, le jeune leader territorial a insisté sur la nécessité de rapprocher la justice des citoyens, afin que les victimes puissent participer aux audiences et obtenir réparation. Il estime que la présence des instances judiciaires sur le sol d’Irumu enverrait un signal fort aux groupes armés et contribuerait à la consolidation de la paix et de la sécurité locales.

« La restauration de l’autorité de l’État ne saurait être complète sans une justice fonctionnelle. Le Tribunal de paix d’Irumu ne peut pas continuer à siéger à Bunia », a-t-il déclaré, dénonçant par ailleurs l’absence de la justice dans les réunions de sécurité tenues depuis l’instauration de l’état de siège.

Jacques Anquetil a, dans la foulée, sollicité l’implication personnelle du gouverneur de province, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, pour que le territoire d’Irumu retrouve pleinement ses droits institutionnels et judiciaires. Cette relocalisation, conclut-il, serait un pas décisif vers la restauration de la confiance entre l’État et les populations locales.