Mbujimayi, 07 octobre 2025 – Dans la province du Kasaï Oriental, le prix du maïs reste étonnamment stable, défiant toutes les prévisions économiques. Alors que la « meka », unité de mesure locale, atteignait 18.000 francs congolais les années précédentes à la même période, elle se négocie aujourd’hui entre 2.500 et 3.000 francs. Une stabilité rare, rendue possible grâce à la politique agricole soutenue du Service National.
Depuis trois ans, cette structure, véritable bras productif de l’État-stratège, alimente massivement et de manière continue les marchés de Kananga et de Mbujimayi. Son dépôt central, implanté au cœur de la capitale du Kasaï Oriental, constitue l’un des plus grands centres de distribution de maïs du pays.
Acheminée par voie ferroviaire, la production du Service National irrigue désormais tout l’espace kasaïen. Résultat : un sac de maïs de 50 kilos coûte deux fois moins cher qu’à Lubumbashi, même en pleine saison de surchauffe. Avec une offre de 12.000 tonnes disponibles, le Service National a réussi à ériger une véritable barrière contre la spéculation.
« L’offre est bien plus importante que la demande. Nous avons multiplié le nombre de dépôts. Aujourd’hui, nous sommes à 12.000 tonnes pour la ville de Mbujimayi. C’est ce qui fait que les gens viennent acheter en direct dans un magasin. Quand vous entrez, vous payez. Une fois arrivé, une fois servi, vous partez », a déclaré le commandant du Service National, le Lieutenant-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.
Considéré comme un stratège silencieux et un gestionnaire rigoureux, le Lieutenant-Général Kasongo Kabwik incarne la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, qui place l’autosuffisance alimentaire au cœur de son projet de société. À Mbujimayi, Kananga et dans tout le Grand Kasaï, le maïs nourrit les familles non pas grâce aux importations, mais grâce à la terre, à la sueur et à une volonté politique affirmée.
Ce succès n’est qu’une étape : le Service National prévoit de doubler sa production cette année. Au-delà du maïs à prix social, il sème surtout une conviction — celle qu’un autre Congo est possible, porté par le travail, la discipline et la vision d’un État qui croit en ses propres forces.
