AFC-M23

Goma, le 24 octobre 2025 — Un tournant significatif s’opère dans l’Est du pays. Plus de cinquante ex-combattants du groupe rebelle AFC-M23 ont déposé les armes et se sont rendus aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) via la 3ᵉ zone de défense, marquant un nouvel affaiblissement de la rébellion soutenue par le Rwanda.

Ce ralliement intervient au lendemain de déclarations du coordinateur de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, lors d’une conférence de presse tenue le 23 octobre à l’hôtel Serena de Goma. Visiblement fragilisé par les récentes opérations militaires menées par les FARDC et les groupes de résistance Wazalendo, l’ancien président de la CENI a reconnu des pertes importantes dans ses rangs, tout en tentant d’appeler à un cessez-le-feu pour préserver les positions encore occupées.

Sur le terrain, la pression militaire s’est intensifiée, particulièrement après les bombardements ciblés des installations minières de Twangiza que les rebelles exploitaient illégalement pour financer la guerre. Selon des révélations récentes relayées par un média international, l’AFC-M23 aurait dérobé près de 500 kilogrammes d’or appartenant à cette entreprise, renforçant les accusations de pillage et de criminalité économique.

Face à l’étau sécuritaire imposé par l’armée régulière, les défections se multiplient. Parmi les ex-combattants ayant choisi de se rendre figurent plusieurs enfants-soldats. Ils affirment avoir subi des sévices dans les zones contrôlées par le M23. « Nous avons répondu à l’appel de l’armée pour défendre notre pays », ont-ils déclaré, saluant l’accueil digne réservé par les FARDC et leur engagement à rejoindre les efforts de pacification.

Depuis le début de l’année 2025, l’AFC-M23, qui avait réussi à étendre son emprise sur des pans du Nord et Sud-Kivu, perd progressivement du terrain sous la pression d’une armée congolaise plus que jamais déterminée à restaurer l’autorité de l’État. En dépit de ses appels soudains à la paix, le mouvement rebelle reste accusé de graves violations des droits humains, notamment l’exécution de prisonniers militaires capturés.

À mesure que les défections se poursuivent, la dynamique du conflit semble basculer en faveur des forces loyalistes. L’armée congolaise, forte de ses récents succès tactiques, réaffirme sa détermination à mettre fin à l’insécurité orchestrée par les groupes armés opérant dans la région.

Ce ralliement massif marque un nouvel épisode dans la lutte acharnée pour la paix et la stabilité dans les provinces meurtries du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’espoir renait progressivement dans le sillage des avancées militaires gouvernementales.