catastrophes naturelles

Kinshasa, 20 novembre 2025 — L’Assemblée provinciale de Kinshasa a recommandé au gouvernement provincial dirigé par Daniel Bumba Lubaki d’élaborer, dans les meilleurs délais, un plan opérationnel de gestion des catastrophes naturelles, à la suite des inondations meurtrières enregistrées du 4 au 5 avril dernier.

Revenu pour la seconde fois devant les députés provinciaux, le ministre de la Santé publique, Patricien Gongo, a tenté d’apporter des éclaircissements supplémentaires après des premières réponses jugées insuffisantes. Il a rappelé la complexité multidimensionnelle de la gestion des crises naturelles, impliquant aussi bien les autorités nationales et provinciales que la Croix-Rouge, l’OMS, l’UNICEF, le CPIU et plusieurs services sociaux. Le ministre a souligné les difficultés sur le terrain, notamment l’impossibilité d’héberger les 54.000 ménages affectés, seuls les volontaires ayant pu être déplacés vers des sites d’accueil.

Pour l’initiateur de l’interpellation, le député Jared Phanzu, les explications demeurent loin des attentes. Dans sa conclusion présentée à la plénière, il a pointé l’absence d’un rapport administratif, financier et humanitaire complet, rendant impossible toute vérification de l’utilisation des ressources engagées. Il a aussi dénoncé le manque de précision dans l’identification des bénéficiaires, des critères jugés opaques et sources d’injustice sociale. Selon lui, la ville ne dispose d’aucun mécanisme permanent de gestion des catastrophes, ni d’un plan de contingence pourtant indispensable.

Sur cette base, plusieurs recommandations ont été adoptées, dont le dépôt obligatoire d’un rapport complet, la possibilité de recourir à une motion de défiance en cas de non-coopération du ministre, l’élaboration d’un plan provincial de gestion des risques et la mise en place d’un programme durable de relogement des sinistrés.

Le bureau de l’Assemblée provinciale assurera le suivi de ces recommandations, veillera à leur transmission officielle au gouvernement provincial et accompagnera la commission d’enquête jusqu’à la présentation de son rapport final.

À travers cet exercice de contrôle parlementaire, l’Assemblée provinciale réaffirme sa volonté de renforcer la gouvernance, d’améliorer la coordination institutionnelle et d’assurer une réponse plus efficace aux catastrophes naturelles qui frappent régulièrement la capitale congolaise.