violences numériques

Isiro, le 09 décembre 2025 — Une vaste mobilisation citoyenne s’est tenue ce mardi à Isiro, où femmes, jeunes et organisations locales ont uni leurs voix pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux filles, en particulier les violences numériques qui connaissent une hausse inquiétante à travers le pays.

Cette initiative s’inscrit dans la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, lancée depuis le 25 novembre sur toute l’étendue du territoire national. À Isiro, elle est portée par le Collectif des Femmes du Haut-Uele (COFEHU), appuyé par plusieurs structures locales dont le Mouvement Rien Sans les Femmes Haut-Uele, ACAV, CAFCO, CNDH, CPFE/FEC et RACOJ. Ensemble, elles entendent attirer l’attention sur les attaques en ligne, menaces, harcèlements et propos dégradants visant les femmes et les filles sur les réseaux sociaux.

Placée sous le thème international « Tous unis pour mettre fin à la violence numérique faite aux femmes et aux filles », cette campagne se clôturera le 10 décembre. Au niveau national, la thématique retenue renforce le même message : « Ensemble, luttons contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles ».

Madame Françoise Sungufuhe Bati, présidente du COFEHU et coordinatrice de cette initiative, appelle la population à s’impliquer activement dans la lutte pour une société plus juste et égalitaire. Selon elle, la montée des violences numériques exige une prise de conscience collective pour protéger particulièrement les jeunes filles, plus exposées à ces dérives.

Contactée par notre correspondant à Isiro, Madame Sungufuhe Bati s’est dite satisfaite de la tenue de ces assises, qu’elle considère comme un réveil pour les femmes et surtout pour les jeunes filles afin qu’elles prennent garde à ces formes de violence souvent sous-estimées. Plusieurs séances de sensibilisation et de formation ont par ailleurs été organisées à Isiro et dans d’autres territoires du Haut-Uele pour renforcer les capacités des communautés face à ces enjeux.

À l’heure où la sphère numérique devient un espace incontournable, la lutte contre les violences en ligne apparaît plus urgente que jamais pour garantir le respect, la dignité et la sécurité des femmes et des filles en RDC.