Kinshasa, 21 janvier 2026 — Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, Bruno Tshibala a vivement dénoncé les arrestations d’Emmanuel Ramazani Shadary et d’Aubin Minaku, deux figures de proue du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et du Front commun pour le Congo (FCC). L’ancien chef du gouvernement y voit de « véritables enlèvements » opérés en dehors des heures légales, qu’il qualifie de grave atteinte aux principes de l’État de droit en République démocratique du Congo.
Selon Bruno Tshibala, ces interpellations, menées tard dans la nuit et sans communication officielle sur les lieux de détention, rappellent des pratiques qu’il juge incompatibles avec un régime républicain. Il affirme que procéder à l’arrestation de leaders politiques en dehors des cadres légaux constitue une violation manifeste des libertés publiques.
Face à cette situation, l’ancien Premier ministre a exigé la libération immédiate des personnes concernées. Il soutient que leur détention dans des cachots non reconnus renvoie à des méthodes d’un autre temps et trahit l’esprit des combats menés pendant des décennies pour l’instauration durable de l’État de droit.
Bruno Tshibala a également rappelé le sens de l’engagement politique de sa génération, insistant sur le caractère sacré de la liberté dans un régime républicain. Pour lui, les pratiques dénoncées sont en totale contradiction avec les idéaux pour lesquels de nombreux acteurs politiques ont risqué leur vie.
Pour rappel, Emmanuel Ramazani Shadary a été le premier interpellé à son domicile, tard dans la nuit, par des agents de sécurité, avant d’être conduit vers une destination non officiellement communiquée. Quelques jours plus tard, Aubin Minaku, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale, a été arrêté dans des circonstances similaires, alimentant les inquiétudes au sein de la classe politique et de l’opinion publique.