Kinshasa, 4 février 2026 — Le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a reçu ce mardi, au Centre financier de Kinshasa, le caucus des députés provinciaux de la République démocratique du Congo, conduit par Mateus Kanga Londimo, président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo.
Au cours de cette audience, la délégation a porté à la connaissance du gouvernement central plusieurs préoccupations majeures affectant le fonctionnement des provinces. Les échanges ont notamment porté sur la faible rétrocession des fonds, le dysfonctionnement persistant de la Caisse nationale de péréquation, ainsi que l’apurement des arriérés de fonctionnement des institutions provinciales, évalués à environ huit mois.
Prenant la parole, Mateus Kanga Londimo a souligné que ces contraintes financières entravent sérieusement le bon fonctionnement des institutions provinciales et compromettent l’exercice normal des missions constitutionnelles des députés provinciaux. Il a appelé à un réengagement rapide et effectif du gouvernement central afin d’assurer la continuité des services publics au niveau provincial et le respect des obligations financières de l’État envers les provinces.
À l’issue de la rencontre, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo s’est déclaré satisfait de l’écoute et de la réactivité du Vice-Premier ministre du Budget. Selon lui, des instructions claires ont été données pour procéder aux réengagements budgétaires nécessaires, assorties de la promesse d’un suivi rigoureux afin d’en garantir l’effectivité tout au long de la chaîne de la dépense.
« Le VPM du Budget s’est engagé à accélérer le traitement des dossiers et à veiller à ce que les fonds destinés aux provinces soient effectivement transférés dans les délais prévus, dans le but de renforcer la confiance entre le gouvernement central et les institutions provinciales », a déclaré Mateus Kanga Londimo.
De son côté, le caucus des députés provinciaux a salué cette audience, qu’il considère comme un signal fort de la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de travail des élus provinciaux et de répondre aux défis financiers et administratifs auxquels les provinces restent confrontées.