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Kinshasa, 1er avril 2026 — La troisième édition du forum économique RDC–Angola s’est ouverte ce lundi dans la capitale congolaise, sous le thème « Intégration sous-régionale et développement du commerce transfrontalier », réunissant décideurs publics, opérateurs économiques et partenaires des deux pays.

Lançant officiellement les travaux, la Première ministre Judith Suminwa a rappelé la profondeur des relations entre la République démocratique du Congo et l’Angola, fondées sur une histoire, une culture et un destin communs. Elle a souligné que ces liens se sont renforcés dans les moments cruciaux de l’histoire récente, avant d’insister sur la volonté des chefs d’État Félix Tshisekedi et João Lourenço d’inscrire cette coopération dans une dynamique nouvelle, tournée vers l’avenir.

« Ce troisième forum doit marquer un tournant. Il ne doit pas être un rendez-vous de plus, mais un moment de résultats concrets », a-t-elle déclaré, appelant à une intégration régionale mesurable et bénéfique pour les populations.

De son côté, le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a salué les acquis des précédentes éditions organisées à Kinshasa et à Luanda en 2023, tout en insistant sur la nécessité de passer à la phase de concrétisation. Il a identifié trois priorités majeures devant orienter les travaux : la lutte contre le commerce informel, la facilitation des paiements et la mise en œuvre de projets structurants communs.

Selon lui, la formalisation progressive des échanges, soutenue par des procédures administratives simplifiées et des incitations adaptées, permettra de renforcer les recettes publiques et de structurer davantage les marchés. Il a également mis en avant l’importance de systèmes financiers modernes pour sécuriser les transactions et stimuler le commerce bilatéral.

Le forum se veut également une véritable plateforme d’affaires, avec des expositions, des rencontres B2B et des échanges sectoriels destinés à transformer les opportunités en partenariats concrets, générateurs de valeur et d’emplois.

Intervenant à son tour, le ministre d’État angolais en charge de la Coordination économique, José de Lima Massano, a insisté sur l’urgence de traduire les engagements en actions tangibles. « Nos peuples attendent des résultats mesurables et une amélioration réelle de leurs conditions de vie », a-t-il affirmé.

Il a notamment annoncé l’opérationnalisation du poste frontalier du Louvre, présenté comme une infrastructure moderne destinée à renforcer la sécurité des transactions, améliorer le suivi des échanges et encourager la formalisation des activités commerciales. D’autres investissements sont envisagés pour moderniser davantage les infrastructures et fluidifier les flux économiques entre les deux pays.

Prévu du 1er au 2 avril 2026, ce forum ambitionne de lever les obstacles persistants au commerce transfrontalier, d’améliorer les mécanismes de paiement, de lutter contre la contrebande et de promouvoir des stratégies communes dans des secteurs clés tels que l’énergie, la pêche, le transport et la logistique.

Au-delà des discours, les attentes sont désormais tournées vers des actions concrètes capables de renforcer l’intégration des marchés et d’améliorer la compétitivité des économies de la RDC et de l’Angola.