Kinshasa, 21 avril 2026 — L’artiste musicienne congolaise Rebo Tchulo a officiellement saisi la justice à la suite du vol de ses biens et de la diffusion de contenus jugés attentatoires à son image. Une plainte a été déposée ce mardi au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe.
Selon son avocat, Jean-Marie Kabengela, les effets personnels dérobés sont évalués à plus de 20.000 USD. La procédure vise non seulement l’auteur présumé du vol, mais également toute personne impliquée dans la propagation de contenus nuisibles à l’honneur et à la réputation de l’artiste sur les réseaux sociaux.
Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu, marqué par la circulation d’une vidéo controversée depuis le week-end dernier. Les images montrent des militaires en train de fouetter un jeune homme, en présence de l’artiste, assise à proximité. La séquence, massivement relayée en ligne, a provoqué une vive indignation au sein de l’opinion publique.
Dans une sortie médiatique, Rebo Tchulo a expliqué que la personne maltraitée serait le chauffeur de son réalisateur, accusé d’avoir dérobé son sac lors du tournage d’un clip. Elle a toutefois fermement nié toute implication dans les actes de violence, affirmant n’avoir donné aucun ordre en ce sens.
De son côté, son conseil a précisé que les militaires visibles dans la vidéo auraient été sollicités par le producteur de l’artiste, une déclaration visant à dissocier sa cliente de toute responsabilité dans d’éventuels actes contraires à la discipline militaire.
Face à l’ampleur de la polémique, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a instruit l’auditeur général des FARDC d’ouvrir une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités. Par ailleurs, le présumé auteur du vol serait déjà entre les mains des autorités judiciaires, selon une vidéo d’audition ayant récemment fuité sur les réseaux sociaux.
Alors que l’enquête suit son cours, cette affaire continue de susciter de nombreuses réactions, soulevant à la fois des questions sur le respect des droits humains et sur l’impact des réseaux sociaux dans la gestion des crises impliquant des personnalités publiques.