Tshopo

Kisangani, 5 mai 2026 — L’Assemblée provinciale de la Tshopo a franchi une étape décisive dans la consolidation de son système de santé en adoptant, au cours d’une séance plénière, un édit portant mobilisation des ressources financières en faveur de la vaccination. Cette décision est intervenue à l’issue de l’examen et de l’adoption du rapport de la commission spéciale chargée d’étudier le texte.

Présidée par le président de l’organe délibérant, le Dr Mateus Kanga Londimo, la plénière s’est tenue dans un climat jugé démocratique, avec un strict respect des procédures parlementaires. Les débats ont permis aux élus provinciaux de mesurer les enjeux sanitaires auxquels fait face la province, notamment en matière de protection de l’enfance.

Dans son économie générale, l’édit vise à instaurer un mécanisme juridique et financier pérenne pour soutenir le Programme élargi de vaccination (PEV). Cette initiative intervient alors que la couverture vaccinale demeure encore insuffisante en Tshopo, exposant de nombreux enfants à des maladies évitables.

À en croire ses initiateurs, dont le député provincial Dr Aimé Eyane, ce texte s’inscrit dans le respect des engagements internationaux de la République démocratique du Congo en matière de santé publique, notamment ceux relatifs aux droits fondamentaux, à la protection de l’enfant et à la couverture sanitaire universelle.

Le dispositif adopté se veut également conforme aux dispositions constitutionnelles garantissant le droit à la santé et assignant aux entités territoriales décentralisées la responsabilité de mettre en œuvre des politiques publiques adaptées aux réalités locales.

Sur le terrain, la province continue de faire face à plusieurs défis majeurs, malgré la gratuité et le caractère obligatoire de la vaccination pour les enfants de moins de 15 mois. Les contraintes financières, les difficultés logistiques, les ruptures fréquentes de stocks ainsi que les problèmes liés à la chaîne de froid figurent parmi les principaux obstacles identifiés.

Pour répondre à ces défis, l’édit prévoit la mobilisation de ressources diversifiées. Celles-ci incluent les dotations des gouvernements central et provincial, une part des taxes sur les produits nocifs à la santé tels que le tabac et les boissons alcoolisées, ainsi que des contributions issues des secteurs des télécommunications, des industries extractives et forestières, des produits pétroliers et des redevances provinciales. Les appuis des partenaires techniques et financiers sont également envisagés.

Au terme des échanges, les députés provinciaux ont unanimement reconnu en cet édit une réponse structurelle aux difficultés de financement du secteur vaccinal. Composé de neuf articles, le texte consacre la volonté des autorités provinciales de faire de la santé publique, et en particulier de la vaccination, une priorité stratégique.

Avec cette adoption, la Tshopo envoie un signal fort quant à son engagement à renforcer durablement la protection sanitaire de sa population, en plaçant la prévention au cœur de son action publique.