Kinshasa, 18 juillet 2026 – Le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Mbombo entre dans une nouvelle phase. Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et l’Agence Nationale d’Électrification en Milieu Rural et Périurbain (ANSER) ont signé, vendredi 17 juillet à Kinshasa, un contrat marquant le lancement opérationnel de cette infrastructure énergétique destinée à améliorer l’accès à l’électricité dans la province du Kasaï-Central.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre des Ressources hydrauliques et Électricité ainsi que du ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, assurant l’intérim du ministère de l’Industrie. Elle a également consacré la création de la société HYDRO MBOMBO SAS, qui sera chargée de l’exploitation et de la gestion de la future centrale.
Implantée sur la rivière Lulua, à une quinzaine de kilomètres de Kananga, la centrale hydroélectrique de Mbombo s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à renforcer l’accès à l’énergie à travers le pays afin de stimuler les investissements et le développement économique. Selon le directeur général du FPI, Hervé Claude Batukonke, ce projet revêt une double dimension, à la fois industrielle et sociale.
D’une capacité de 20 mégawatts, l’ouvrage comprendra notamment un barrage, une base-vie, des voies d’accès ainsi que l’ensemble des infrastructures nécessaires au transport et à la distribution de l’électricité vers Kananga et ses environs. Sa mise en service devrait permettre d’améliorer significativement le taux d’électrification de cette partie du pays, actuellement inférieur à 1 %, en fournissant une énergie stable aux ménages, aux artisans et aux entreprises.
Les préparatifs techniques progressent déjà sur le terrain. Les études de faisabilité financées par l’ANSER sont en voie d’achèvement, tandis que la route d’accès au site est en cours de construction. En janvier 2025, les autorités provinciales avaient procédé à la remise officielle du « droit de terre » aux chefs coutumiers du village Tshibambula, ouvrant ainsi la voie aux travaux dans le respect des traditions locales.
Le financement du projet repose sur un partenariat associant le FPI, l’ANSER et plusieurs partenaires financiers. Une convention est également en cours de négociation avec une banque commerciale afin de compléter le montage financier nécessaire à la réalisation des infrastructures.
Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’électricité, les autorités misent sur les retombées économiques du projet. L’arrivée d’une énergie fiable devrait favoriser l’installation d’investisseurs, encourager le développement d’unités agro-industrielles, créer de nombreux emplois et contribuer au désenclavement du Grand Kasaï.
Si le calendrier est respecté, la centrale de Mbombo pourrait produire ses premiers mégawatts dans un délai de deux ans, constituant ainsi une étape importante dans la mise en œuvre de la politique nationale d’électrification et de développement des infrastructures énergétiques en République démocratique du Congo.