Lubumbashi, le 6 mai 2026 — Le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de lutte contre la vie chère en concluant, ce mercredi 6 mai 2026 à Lubumbashi, un protocole d’accord avec plusieurs producteurs locaux de maïs en vue de subventionner la farine de maïs, produit de consommation courante dans de nombreux ménages congolais.
L’accord a été signé au gouvernorat du Haut-Katanga par le secrétaire exécutif du Fonds de régulation économique (FOREC), Jean-Paul Nemoyato, avec notamment le Consortium des agriculteurs du Congo (AGRICO), dont African Milling Company Congo est membre, ainsi que la société Jambo. La cérémonie s’est tenue sous le parrainage du ministre provincial de l’Économie et du Commerce, Georges Babunyi Mbau.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme conjoncturel de trois mois destiné à soutenir le pouvoir d’achat des populations tout en consolidant la production locale. À travers cette mesure, les autorités entendent garantir un meilleur accès à la farine de maïs à des prix stabilisés, dans un contexte marqué par les fluctuations du marché et la hausse du coût de la vie.
Prenant la parole à cette occasion, Jean-Paul Nemoyato a souligné que cette intervention répond à une préoccupation majeure du gouvernement face aux difficultés récurrentes liées à l’approvisionnement en maïs.
« Le gouvernement de la République est conscient des difficultés récurrentes liées à ce produit de grande consommation qu’est le maïs. Nous appuyons les efforts du gouvernement provincial à travers une subvention à la consommation », a-t-il déclaré.
Le secrétaire exécutif du FOREC a également précisé que le projet fera l’objet d’évaluations régulières en vue d’une éventuelle prolongation. Il a par ailleurs évoqué la perspective de mettre en place, à moyen terme, un programme de subvention à la production agricole afin de renforcer durablement les capacités nationales.
« Partout dans le monde, l’agriculture ne se développe qu’avec l’appui de l’État », a insisté Jean-Paul Nemoyato, rappelant la volonté des autorités de bâtir une politique agricole plus résiliente et moins dépendante des importations.
Du côté des producteurs locaux, l’initiative a été saluée comme une réponse concrète aux défis économiques auxquels font face les populations. Les opérateurs agricoles du Haut-Katanga ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner les efforts du gouvernement dans la stabilisation des prix des produits de première nécessité.
« Nous croyons en la vision du gouvernement. Notre présence ici traduit notre volonté d’accompagner cette politique », a déclaré un représentant des producteurs de maïs.
Au-delà de l’aspect conjoncturel, cette démarche traduit la volonté des autorités congolaises de diversifier l’économie nationale à travers la relance du secteur agroalimentaire local. Le gouvernement ambitionne ainsi de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations alimentaires, tout en soutenant les filières de production nationale.
Le Fonds de régulation économique, bras technique du gouvernement dans ce domaine, poursuit quant à lui sa mission de stabilisation des prix et d’appui à l’approvisionnement régulier du pays en produits de base stratégiques.