Kinshasa, 8 mai 2026 — L’opposant congolais Martin Fayulu a créé la controverse ce vendredi à Kinshasa en affirmant être à l’origine du retour de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) sur la scène politique congolaise au début des années 2010. Une déclaration forte prononcée au cours d’une conférence de presse, dans un contexte politique déjà marqué par les débats autour de l’avenir institutionnel du pays.
Le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) a soutenu qu’après les élections générales de 2006, l’UDPS traversait une période d’effacement politique, jusqu’à son initiative personnelle visant à relancer la formation politique fondée par Étienne Tshisekedi.
« En 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 où était l’UDPS ? Quelqu’un parlait de l’UDPS dans ce pays ? Si quelqu’un veut me contredire qu’il vienne. C’est moi qui ai ressuscité l’UDPS. Je suis allé voir Étienne Tshisekedi en février 2010. J’ai fait un programme avec lui, je lui ai dit que j’ai un plan d’actions », a déclaré Martin Fayulu devant la presse.
Dans ses explications, l’opposant a affirmé avoir échangé directement avec le défunt leader historique de l’UDPS, qui aurait, selon lui, mandaté certains de ses collaborateurs pour travailler sur cette dynamique politique. Martin Fayulu a notamment cité Albert Moleka ainsi que Jacquemain Shabani comme témoins potentiels de cette séquence politique.
Cette sortie médiatique risque d’alimenter de nouvelles tensions dans le paysage politique congolais, l’UDPS étant aujourd’hui le parti au pouvoir avec le président Félix Tshisekedi à la tête du pays. Une telle revendication sur l’histoire récente du parti présidentiel pourrait susciter des réactions au sein de la majorité comme dans l’opinion publique.
Au-delà de cette déclaration historique, Martin Fayulu a également lancé un avertissement politique clair à l’endroit du chef de l’État, affirmant que Félix Tshisekedi ne bénéficiera pas d’un troisième mandat présidentiel.
Cette prise de position intervient alors que les spéculations sur une éventuelle révision constitutionnelle ou une reconfiguration du paysage politique continuent d’alimenter les débats en République démocratique du Congo, à l’approche des prochaines échéances politiques.