Kinshasa, 11 mai 2026 — Candidat à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Véron Mosengo-Omba a présenté ce lundi à Kinshasa les grandes orientations de son projet de gouvernance baptisé « Refonder pour structurer, structurer pour gagner », un programme quinquennal qui ambitionne de transformer en profondeur le football congolais entre 2026 et 2030.
Face à la presse, le candidat a exposé sa vision articulée autour d’une réforme institutionnelle, sportive et financière de l’instance faîtière du football national. Son objectif affiché : restaurer la crédibilité de la FECOFA, remettre de l’ordre dans les compétitions, renforcer les clubs et repositionner durablement le football congolais sur l’échiquier continental et international.
Le projet repose sur quatre priorités majeures, à commencer par la restauration de la gouvernance et de la confiance au sein de la FECOFA, souvent fragilisée par des crises internes et des controverses de gestion. À cela s’ajoutent la stabilisation des compétitions nationales, la reconstruction du football de base sur l’ensemble du territoire congolais ainsi que la mise en place d’un modèle économique durable soutenu par des infrastructures modernes et une gestion responsable.
Dans le détail, Véron Mosengo-Omba propose onze axes stratégiques. Parmi les principales mesures figurent la professionnalisation des clubs, l’organisation régulière de compétitions crédibles et équitables, le renforcement de la direction technique nationale, ainsi qu’un vaste programme de formation des entraîneurs et éducateurs sportifs.
Le développement du football de base constitue également un pilier central de cette vision, avec une volonté affirmée d’étendre la pratique et les structures d’encadrement dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo. Le programme prévoit également un accompagnement structuré du parcours des joueurs et joueuses, tout en accordant une attention particulière au football féminin, érigé au rang de priorité nationale.
Sur le plan sportif, le candidat ambitionne d’assurer davantage de stabilité aux équipes nationales et de renforcer leur compétitivité. L’arbitrage, souvent critiqué dans les compétitions locales, figure également parmi les secteurs à protéger et à professionnaliser, au même titre que les autres métiers liés à l’écosystème du football.
Pour concrétiser cette vision, Véron Mosengo-Omba annonce un budget global estimé à 25 millions de dollars américains sur cinq ans. Selon lui, ce financement repose sur une architecture budgétaire clairement structurée, avec une allocation ciblée des ressources selon les priorités définies.
Souhaitant placer la transparence au cœur de sa future gouvernance, le candidat promet la mise en œuvre de mécanismes rigoureux de contrôle financier. Parmi les engagements annoncés figurent un audit indépendant annuel, la publication systématique des comptes, la traçabilité des fonds issus de la FIFA et de la CAF, la création d’un comité interne de contrôle ainsi que la présentation régulière de rapports financiers devant l’assemblée générale.
À travers cette candidature, Véron Mosengo-Omba entend incarner une nouvelle dynamique pour le football congolais, dans un contexte où les attentes des acteurs sportifs et des supporters restent particulièrement élevées quant à l’avenir de la FECOFA.