CRP

Bunia, 1er septembre 2025 – Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir déjoué un complot attribué à la milice Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga. Selon l’armée, ce groupe armé projetait d’attenter à la vie du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny, également commandant des opérations militaires dans la province.

Un plan d’assassinat confirmé par l’armée

Dans une communication rendue publique ce lundi, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri, a déclaré que les services de renseignement ont recueilli « des informations claires et précises » confirmant l’organisation de ce plan criminel.

« Leur objectif ignoble : attenter à la vie du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny. Vous croyez pouvoir ébranler l’autorité de l’État par des conflits obscurs et criminels ? Sachez que vous vous trompez lourdement », a-t-il lancé, mettant en garde les membres de la CRP et leurs complices.

Un avertissement solennel aux rebelles

Le porte-parole a insisté sur la vigilance de l’armée face à toute tentative d’instabilité :
« Nous connaissons vos projets, nous suivons vos manœuvres. Considérez ce message comme un avertissement solennel. La République ne se laissera jamais intimider par les ennemis de la paix. »

L’armée prévient quiconque tenterait d’attenter à la vie du gouverneur qu’il s’exposerait à des représailles sévères et à l’action de la justice.

Retour du gouverneur à Bunia

Après plus de deux semaines de mission officielle à Kinshasa, le lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny a regagné Bunia, chef-lieu de l’Ituri, le vendredi 29 août 2025. Son retour coïncide avec la montée des tensions sécuritaires dans une province toujours marquée par l’activisme des groupes armés.

La milice CRP de Thomas Lubanga, ancien chef de l’Union des patriotes congolais (UPC) condamné par la Cour pénale internationale en 2012, reste accusée par Kinshasa de vouloir semer le chaos en Ituri. Cette nouvelle alerte illustre la persistance des menaces contre l’autorité de l’État et la fragilité sécuritaire dans cette partie du pays.