Jacquemain Shabani

Kinshasa, 2 septembre 2025 – Le vice-premier ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a donné le coup d’envoi ce mardi au Palais du peuple, d’un atelier national consacré aux mécanismes de fonctionnement et de stabilisation des institutions provinciales.

Organisée sur deux jours, cette rencontre regroupe les présidents des assemblées provinciales, les gouverneurs, leurs adjoints ainsi que des élus provinciaux. L’objectif affiché est de trouver des solutions concrètes aux crises récurrentes qui opposent gouvernorats et assemblées, sources de paralysie institutionnelle et de ralentissement du développement local.

Lutter contre l’instabilité politique

Dans son allocution d’ouverture, Jacquemain Shabani a pointé du doigt l’usage abusif des motions de censure et de défiance, pourtant prévues par la Constitution. Selon lui, leur multiplication alimente une instabilité chronique qui empêche l’action publique et prive les populations des retombées attendues en matière de développement.

« Si ces motions sont des instruments démocratiques légitimes, leur usage abusif ou systématique entraîne une instabilité chronique et bloque l’action publique », a-t-il déclaré, appelant à privilégier le dialogue politique.

Les priorités fixées par le gouvernement

Le vice-premier ministre a insisté sur la nécessité de :

  • garantir la stabilité institutionnelle pour permettre aux gouverneurs de travailler sereinement ;
  • renforcer la collaboration entre gouvernorats et assemblées provinciales ;
  • concentrer les énergies sur le développement à travers la réhabilitation des infrastructures de base, la promotion de l’agriculture, l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes ;
  • améliorer durablement les conditions de vie des Congolais.

Il a également rappelé que les sanctions constitutionnelles et légales doivent s’appliquer en cas de faute grave dûment constatée.

Un appel à un engagement collectif

Jacquemain Shabani a exhorté les participants à travailler dans un esprit de respect mutuel pour identifier les causes des crises, formuler des propositions concrètes, définir des mécanismes de stabilisation et établir un chronogramme de mise en œuvre.

« Le peuple congolais nous observe et attend de nous des actes forts. Cet atelier est une opportunité historique de démontrer notre maturité politique et notre sens de l’État », a-t-il martelé.

Une initiative impulsée par le Chef de l’État

Ce processus s’inscrit dans la vision du président de la République qui, lors de la 44e réunion du Conseil des ministres, avait souligné l’urgence de rétablir la stabilité politique dans les provinces pour permettre l’exécution efficace des programmes de développement et consolider la cohésion sociale.

L’atelier de Kinshasa pourrait ainsi marquer une étape décisive vers une gouvernance provinciale apaisée, gage de paix et de prospérité partagée.