Jean-Pierre Lacroix

Kinshasa, 4 septembre 2025 – Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a entamé une série de consultations à Kinshasa dans le cadre de ses efforts pour soutenir le processus de paix en République démocratique du Congo (RDC).

Rencontre avec l’opposition congolaise

Dès son arrivée dans la capitale congolaise, M. Lacroix a ouvert son agenda en rencontrant une délégation de l’opposition. Parmi les personnalités présentes figuraient Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund ainsi que des représentants du parti Envol et du mouvement politique de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Les échanges ont porté sur la crise sécuritaire qui continue de secouer l’Est du pays et fragilise la stabilité nationale.

Selon plusieurs sources, les opposants ont exposé leurs préoccupations quant à l’insécurité persistante, tout en insistant sur la nécessité d’un dialogue inclusif et d’un renforcement des mécanismes de protection des populations civiles.

Une mission de suivi et de continuité

Le séjour de Jean-Pierre Lacroix s’inscrit dans le prolongement de ses visites effectuées en février et mars derniers. L’objectif affiché par l’ONU est de réaffirmer son engagement constant en faveur d’un règlement durable des conflits armés et d’accompagner le gouvernement congolais, les forces politiques ainsi que la société civile dans la recherche de solutions concertées.

Le diplomate onusien devrait également s’entretenir, au cours de son séjour, avec le président de la République Félix Tshisekedi, la Première ministre Judith Suminwa et les responsables des principales confessions religieuses du pays.

Cap sur l’Ituri

Après Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix est attendu à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, l’une des zones les plus affectées par l’activisme des groupes armés. Sur place, il échangera avec les autorités provinciales, les responsables sécuritaires, les acteurs de la société civile, les communautés locales ainsi que le personnel de la MONUSCO.

Cette étape vise à évaluer la situation sécuritaire sur le terrain et à renforcer la coopération entre les Nations unies, les autorités congolaises et les populations locales pour favoriser une paix durable.