Kisangani, Tshopo – Une atmosphère empreinte de recueillement et d’émotion a marqué ce mardi la cérémonie d’adieu en mémoire de Benjamin Ezulua Ndunde, jeune entrepreneur récemment tué dans un acte de banditisme urbain. L’événement, organisé dans la capitale provinciale, a réuni autorités, proches, amis et habitants venus rendre un dernier hommage.
Le ministre provincial de l’Intérieur et sécurité, Senold Tandia Akomboyo, a exprimé la douleur de toute une communauté frappée par ce drame :
« C’est avec une profonde consternation et une tristesse indicible que nous nous réunissons aujourd’hui pour rendre un dernier hommage à Benjamin Ezulua Ndunde, brutalement et injustement arraché à la vie par les griffes de l’insécurité », a-t-il déclaré au nom du gouvernement provincial conduit par le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga.
Un martyr de la paix
Le ministre a souligné que le nom de la victime « résonne désormais comme celui d’un martyr de la paix et d’un héros du combat contre le banditisme urbain ».
Il a également promis que justice sera faite, affirmant que « les auteurs de cet acte ignoble seront traqués, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes ».
Appel à la mobilisation collective
Face à la recrudescence de l’insécurité, le ministre a rappelé les efforts déjà consentis par les forces de l’ordre, tout en insistant sur la nécessité d’une vigilance accrue de la population.
« Soyons les gardiens les uns des autres. Dénonçons et alertons sans peur », a-t-il exhorté, invitant les habitants à s’approprier les opérations Yeba Voisin et Filimbi pour renforcer la sécurité communautaire.
Poursuivre le rêve de Benjamin
Dans un moment fort de son allocution, M. Akomboyo a conclu que le meilleur hommage à rendre à Benjamin Ezulua Ndunde est de poursuivre son idéal d’une Kisangani paisible et prospère :
« Kisangani pleure Benjamin mais ne pliera pas. Un jeune est tombé mais son rêve vivra en chacun de nous. Adieu, héros ! Ton combat devient le nôtre et ta lumière ne s’éteindra jamais », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris de l’assistance.
Cette cérémonie a rappelé, au-delà du chagrin collectif, l’urgence de renforcer la lutte contre le banditisme urbain dans la province de la Tshopo et de protéger la jeunesse, pilier de l’avenir de la ville.