Kinshasa, le 15 septembre 2025 — L’Assemblée nationale a officiellement ouvert ce lundi sa session ordinaire de septembre, dans un climat empreint d’enjeux budgétaires et institutionnels majeurs.
Dans son allocution inaugurale, le Président de la Chambre basse du Parlement, le Professeur Vital Kamerhe, a salué le retour des députés après les vacances parlementaires, félicitant leur engagement constant auprès des populations. Il a également exprimé sa solidarité envers les élus et citoyens des zones encore sous occupation et présenté ses condoléances à la famille de la défunte députée nationale Sophie Kakudji Yumba.
Un budget 2026 placé au cœur des priorités nationales
Au cœur de cette session figure l’examen du projet de loi de finances 2026, transmis plus tôt dans la journée par la Première ministre Judith Tuluka Suminwa. Vital Kamerhe a insisté sur la nécessité d’aligner les crédits budgétaires sur les grandes priorités nationales : la défense, la sécurité, l’agriculture, l’énergie, la santé et l’éducation.
Il a également appelé à un renforcement de la qualité de la dépense publique et de la mobilisation des recettes, deux leviers essentiels selon lui pour relever les défis économiques actuels.


Soutien aux FARDC et appel à l’unité nationale
Abordant la question sécuritaire, le Président de l’Assemblée nationale a réitéré son soutien indéfectible aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’aux populations de l’Est, toujours confrontées aux violences armées. Il a exhorté les élus à resserrer les rangs autour du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour défendre l’intégrité territoriale et préserver la cohésion nationale.
Vers une académie parlementaire pour les jeunes élus
Vital Kamerhe a également encouragé l’engagement des jeunes parlementaires, annonçant la mise en place prochaine d’une académie parlementaire destinée à renforcer leurs compétences et à professionnaliser davantage leur action législative.
Gestion apaisée des pétitions et plaidoyer pour la stabilité institutionnelle
Évoquant les pétitions introduites contre certains membres du Bureau de l’Assemblée nationale, le Speaker de la Chambre basse a reconnu la légitimité de cette démarche parlementaire tout en mettant en garde contre tout risque de récupération politique susceptible de fragiliser l’institution.
« Il me semble à propos de rappeler que cette initiative devrait être reconsidérée à la lumière des avancées notables enregistrées dans la prise en charge des principales préoccupations soulevées », a-t-il déclaré, tout en saluant l’attitude républicaine de plusieurs députés ayant choisi de privilégier la stabilité.
Reconnaissant que certaines incompréhensions ont été nourries par une communication insuffisante, il a présenté ses regrets à ceux qui auraient pu se sentir froissés, réaffirmant son engagement au dialogue et à la cohésion institutionnelle.
Une session décisive pour les finances et les institutions
Clôturant son discours, Vital Kamerhe a exhorté l’ensemble des élus à travailler dans l’acharnement, la discipline et l’abnégation afin de servir efficacement le peuple. Cette session budgétaire de septembre, a-t-il souligné, s’annonce décisive tant pour l’avenir des finances publiques que pour la stabilité et l’unité des institutions nationales.