La direction provinciale de la Commission nationale de prévention routière (CNPR) a clôturé, vendredi 26 septembre 2025, une session de recyclage à l’intention de la première vague de cinq cents conducteurs de moto-taxi de Kisangani, dans la province de la Tshopo. À l’issue de cette formation, les participants ont reçu des brevets de participation, attestant leur maîtrise des notions essentielles du code de la route.
Selon le directeur provincial de la CNPR, Jasmin Yafunga Lokomba, cette initiative a permis d’atteindre efficacement la cible, grâce à un enseignement adapté. « La formation a été dispensée en lingala pour une meilleure compréhension. Les participants sortent avec des connaissances adaptées à leur quotidien », a-t-il indiqué.
L’objectif principal de cette campagne est de réduire les accidents causés par l’ignorance des règles de conduite, un phénomène récurrent dans la région. Les bénéficiaires ont notamment appris à interpréter les signaux routiers et à respecter des règles fondamentales de sécurité : interdiction de conduire en état d’ivresse, gestion de la vitesse et cohabitation harmonieuse avec les autres usagers. « Je suis ravi. J’ai compris comment bien me comporter sur la route. On nous a aussi conseillé de ne pas boire pendant le travail et de rouler prudemment », a témoigné l’un des conducteurs formés.
En plus de leur brevet, chaque participant est désormais détenteur d’une carte d’identification spéciale, nouvellement exigée par la Police de circulation routière (PCR). Ce document figure désormais parmi les pièces indispensables pour tout conducteur de moto-taxi exerçant dans la Tshopo.
La campagne, prévue pour durer trois mois, se poursuivra dès la semaine prochaine avec la formation d’une deuxième vague de conducteurs. Elle s’achèvera par une vaste opération de contrôle routier, destinée à vérifier la mise en pratique des connaissances acquises.
Avec cette initiative, la CNPR entend marquer un tournant dans la professionnalisation des conducteurs de moto-taxi. À travers ce programme, les autorités provinciales veulent offrir à la population de Kisangani et de la Tshopo des routes plus sûres et réduire sensiblement le nombre d’accidents qui endeuillent régulièrement la région.