Kinshasa, le 11 novembre 2025 — Le gouvernement congolais et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont procédé, mardi dernier à Kinshasa, à une évaluation approfondie de l’action humanitaire déployée en République démocratique du Congo, en particulier dans les provinces de l’Est frappées par les conflits armés.
Conduite par Patrick Youssef, directeur régional du CICR pour l’Afrique, la délégation a été reçue par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. Les échanges ont porté sur le bilan des interventions humanitaires menées par l’organisation, ainsi que sur les défis persistants auxquels font face les équipes sur le terrain, notamment dans les zones les plus instables.
Le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères souligne que les discussions ont également mis l’accent sur la nécessité d’intensifier la mobilisation des pays donateurs afin de répondre à l’urgence humanitaire croissante. Cette situation découle directement de l’insécurité persistante qui continue de provoquer des déplacements massifs de populations et de compromettre l’accès à l’aide.
Le CICR a profité de cette rencontre pour présenter son Initiative mondiale sur le Droit international humanitaire (DIH), un programme qui vise à promouvoir le respect du droit dans les contextes de conflits internes et de violences armées, en renforçant la formation et la responsabilisation des acteurs concernés.
De son côté, Thérèse Kayikwamba Wagner a salué l’engagement constant du CICR auprès des populations vulnérables. Elle a réaffirmé la volonté du gouvernement congolais de collaborer « étroitement avec les partenaires humanitaires afin d’améliorer les conditions de vie dans les zones affectées par les violences ».
Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement tendu dans l’Est du pays, où des milliers de civils continuent de subir les conséquences des affrontements entre groupes armés, aggravant une crise humanitaire déjà alarmante.