Doha, le 16 novembre 2025 — Un pas important vient d’être franchi dans le processus de pacification de l’Est de la République démocratique du Congo. Ce samedi 15 novembre à Doha, les délégués du gouvernement congolais et ceux de la rébellion de l’AFC/M23 ont signé un accord-cadre destiné à encadrer la poursuite des négociations en vue d’un accord de paix global.
Cet engagement, facilité par l’État du Qatar, s’inscrit dans la dynamique initiée par la Déclaration de principes de Doha, paraphée le 19 juillet dernier. Selon le ministère qatari des Affaires étrangères, cette nouvelle étape marque un tournant important dans les efforts diplomatiques visant à ramener la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Du côté de Kinshasa, la réaction officielle ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié le même jour, le ministère de la Communication et Médias a salué un « moment décisif » vers une paix juste, inclusive et durable. Le gouvernement a réaffirmé que la sécurité, la paix et la prospérité du peuple congolais demeurent sa priorité absolue. Il souligne également que l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale restent non négociables, et que les autorités poursuivront le dialogue avec responsabilité et sens de la réconciliation nationale.
Le communiqué insiste par ailleurs sur la nécessité d’éviter toute forme d’immobilisme : « Aucun statu quo n’est compatible avec cet objectif de paix. Le processus engagé vise à créer, dans les plus brefs délais, les conditions d’un changement réel et mesurable pour les populations affectées ».
Sur la scène internationale, la signature de l’accord a suscité des réactions positives. Le président français, Emmanuel Macron, a exprimé son soutien via son compte X : « Je salue l’accord signé à Doha entre la RDC et le M23. Après tant de souffrances, une véritable ouverture pour la paix et une lueur d’espoir pour tous. Merci à toutes les parties pour leur esprit constructif et au Qatar pour son rôle déterminant ».
Cette avancée diplomatique ouvre désormais la voie à une séquence décisive de discussions, dont dépend l’espoir d’un retour durable à la stabilité dans l’Est du pays.