Kinshasa, 19 novembre 2025 — La République démocratique du Congo a ouvert, ce mercredi dans la capitale, la première session officielle du dialogue stratégique avec l’Union européenne, marquant une nouvelle étape dans la consolidation des relations bilatérales entre les deux parties. Une rencontre structurante qui vise à renforcer la coopération sur plusieurs axes prioritaires.
Les échanges ont porté sur cinq thématiques majeures : la paix et la sécurité au cœur des préoccupations nationales, les minerais critiques face aux nouveaux règlements européens, l’environnement et le changement climatique où la RDC se positionne comme pays-solution, la stratégie Global Gateway ainsi que la question sensible de la réciprocité, notamment en matière migratoire.
Représentant la Première ministre, le vice-premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a souligné la nécessité de consolider davantage le partenariat RDC-UE dans des domaines clés tels que la transition économique et industrielle, la sécurité et la stabilité, la diversification et la durabilité, mais aussi l’investissement et le secteur privé. Il a insisté sur l’importance d’une cohérence accrue des positions européennes, rappelant que le soutien humanitaire de l’UE ne doit pas occulter la nécessité d’une mobilisation politique équivalente pour s’attaquer aux causes profondes des crises.
La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pour sa part mis en lumière la volonté du gouvernement d’instaurer un espace d’échanges franc, constructif et orienté vers des résultats concrets. Selon elle, ce cadre représente un pilier essentiel de la relation RDC-UE, permettant à chaque partie d’exprimer attentes, préoccupations et aspirations à un partenariat plus équilibré et plus ambitieux.
La délégation de l’Union européenne en RDC a rappelé que ce dialogue de partenariat reflète une relation politique fondée sur la transparence, la confiance et l’écoute mutuelle. Elle a souligné que l’UE et ses États membres demeurent les premiers bailleurs humanitaires en RDC en 2025 et les principaux contributeurs au système des Nations unies.
La tenue de cette première session s’inscrit dans le cadre de l’article 3 de l’accord de Samoa, qui régit les relations entre l’Union européenne et les États d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, confirmant ainsi la volonté des deux parties de bâtir une coopération modernisée, équilibrée et durable.