Kindu, 29 novembre 2025 — Le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS) a officiellement initié, ce samedi à Kindu, le processus de désarmement volontaire des groupes armés encore actifs dans la province du Maniema. Une étape décisive pour la restauration progressive de l’autorité de l’État dans une région longtemps marquée par l’instabilité.
La cérémonie de lancement, présidée par le coordonnateur national du P-DDRCS, Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, s’est tenue en présence du gouvernement provincial, des autorités politico-administratives et des services de sécurité. Plusieurs dizaines d’ex-combattants ont répondu à l’appel, déposant publiquement leurs armes, un geste symbolique mais porteur d’un message fort : celui du retour à la paix.
Dans les territoires concernés, notamment celui de Kailo où opérait un groupe armé récemment engagé dans la voie de la reddition, cette initiative suscite un nouvel espoir. Le gouverneur du Maniema, Mussa Kabwankubi Moïse, a rappelé que 26 groupes armés sont répertoriés dans la province, saluant la démarche des ex-combattants comme un acte responsable et déterminant pour la stabilisation.
Pour lui, la paix demeure un préalable incontournable au développement. Chaque arme déposée représente une victoire contre la peur, l’insécurité et la stagnation. Il a insisté sur la nécessité de restaurer pleinement l’autorité de l’État afin d’attirer des investissements durables et renforcer le socle de la sécurité provinciale.
« Nous venons de suivre ensemble le lancement d’un programme de désarmement et démobilisation qui vient d’être lancé aujourd’hui dans notre province. Comme vous le savez, la paix et la sécurité sont essentielles pour le développement d’une province, pour le développement d’un pays. Pour avoir des investisseurs sérieux, il faut d’abord avoir la paix et la sécurité. La coordination provinciale a identifié 26 groupes armés dans la seule province du Maniema », a-t-il déclaré.
Le démarrage de ce processus marque ainsi une avancée majeure dans la quête d’un Maniema pacifié, où les communautés aspirent à tourner la page des violences armées.