accord de paix

Washington, le 4 décembre 2025 — Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont entériné, ce jeudi à Washington, l’accord de paix signé en juin dernier entre leurs deux pays. Devant le président américain Donald Trump, les deux chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre cet accord de paix destiné à stabiliser durablement la région des Grands Lacs et à réorganiser les relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali.

Au centre des engagements pris à Washington, les deux dirigeants ont validé le Cadre d’intégration économique régional (CIER), qui ambitionne de réformer de manière transparente les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Longtemps fragilisé par les circuits informels et la présence de groupes armés, ce secteur stratégique sera désormais encadré par des centres de contrôle frontaliers chargés de certifier la traçabilité des minerais, d’harmoniser les politiques fiscales et de renforcer l’attractivité pour les investisseurs internationaux.

Dans le même esprit, l’accord de paix revitalise plusieurs projets énergétiques majeurs tels que Ruzizi III ou encore l’exploitation coordonnée du méthane du lac Kivu, avec pour objectif de créer un véritable pool énergétique régional. Les deux pays conviennent également de moderniser les infrastructures de transport, de normaliser l’espace aérien et de rétablir progressivement les vols directs entre Kinshasa et Kigali. Une coopération renforcée est aussi prévue autour des parcs des Virunga et des Volcans, à travers une stratégie commune de conservation et de tourisme durable.

Sur le plan sécuritaire, les mesures annoncées sont particulièrement déterminantes. L’accord prévoit la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qualifiées par Kigali de menace persistante. En contrepartie, le Rwanda lèvera progressivement ses dispositifs défensifs sur le territoire congolais, tandis que les deux États mèneront des opérations conjointes de sécurisation des zones frontalières. S’ajoutent à cela des mécanismes de renseignement partagés, des patrouilles coordonnées et des systèmes de surveillance technologique pour prévenir toute résurgence des groupes armés et garantir la stabilité régionale.

Enfin, les deux pays ont approuvé la mise en place d’un dispositif de coordination sanitaire et épidémiologique, en partenariat avec l’OMS et les Centres africains et américains de contrôle des maladies, afin de renforcer la gestion des risques transfrontaliers.

À travers la validation solennelle de cet accord de paix, Félix Tshisekedi et Paul Kagame ouvrent une nouvelle page dans les relations entre la RDC et le Rwanda, espérant faire de cette initiative un socle durable pour la sécurité, l’intégration et le développement régional.