M23

Uvira, 26 décembre 2025 — La situation sécuritaire demeure tendue dans l’est de la République démocratique du Congo. Les Forces armées de la République démocratique du Congo(FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, ont repris du main des M23 dans la soirée du jeudi 25 décembre le contrôle de Makobola 2 ainsi que de la colline stratégique de Luanga, après la reconquête de Makobola 1, dans le territoire d’Uvira, province du Sud-Kivu.

Selon des sources locales, ces avancées militaires ont été obtenues à l’issue de violents affrontements opposant les forces loyalistes aux rebelles du Mouvement du 23 mars(M23). Toutefois, ce vendredi matin, des combats étaient encore signalés dans les collines de Katongo, ainsi qu’aux environs de Kigongo et Kabimba, à moins de huit kilomètres du port stratégique d’Uvira, illustrant la volatilité persistante de la situation.

Les mêmes sources rapportent qu’une bombe aurait été larguée par le M23 et ses alliés sur l’école primaire Shirika, située à Makobola 2, provoquant d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de la toiture de l’établissement. Aucune information officielle n’a encore été communiquée sur d’éventuelles pertes en vies humaines.

Sur le plan opérationnel, un coup dur aurait également été porté aux capacités logistiques des rebelles. Ce vendredi matin, deux vedettes motorisées de combat appartenant au M23 et à ses alliés, stationnées au port de Kalundu, ont été détruites à l’aide de drones de l’armée congolaise, selon des sources sécuritaires à Uvira.

Ces développements interviennent alors que le M23 avait annoncé son retrait de la zone d’Uvira. Une déclaration contredite par les faits observés sur le terrain, qui attestent toujours de la présence active du groupe armé et de ses soutiens, notamment en provenance du Rwanda, selon les autorités congolaises.

La reprise de Makobola et des hauteurs environnantes constitue un enjeu stratégique majeur pour la sécurisation d’Uvira et de son port, point névralgique pour l’approvisionnement et la mobilité dans cette partie du Sud-Kivu. Malgré ces avancées, l’évolution de la situation reste étroitement surveillée, alors que les populations civiles continuent de payer un lourd tribut à l’insécurité persistante dans la région.