FARDC

Kinshasa, 03 janvier 2026 — Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont présenté, ce samedi, quinze personnes capturées lors d’opérations militaires menées dans l’Est du pays, dont sept militaires rwandais et huit civils ressortissants de pays de la sous-région, accusés d’avoir été manipulés par Kigali.

Au cours d’une conférence de presse tenue dans la capitale congolaise, l’armée a indiqué que ces arrestations sont intervenues dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, théâtres d’intenses affrontements entre les forces loyalistes et des groupes armés actifs dans la région.

Selon les FARDC, ces interpellations constituent une preuve supplémentaire de la stratégie de régionalisation du conflit menée par le Rwanda. L’armée congolaise accuse Kigali de s’appuyer sur des ressortissants de pays voisins ainsi que sur des groupes armés, notamment le RED-Tabara, pour entretenir l’instabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Il est observé qu’en manipulant certains ressortissants de la sous-région et des groupes armés comme le RED-Tabara, Kigali cherche à régionaliser le conflit. En dépit de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et de la signature de l’Accord de Washington le 4 décembre 2025, le Rwanda maintient jusqu’à ce jour ses troupes sur le territoire congolais », a déclaré le lieutenant-colonel Mak Hazukay, commandant du Service de communication et d’information des FARDC (SCIFA).

Par ailleurs, l’armée congolaise a dénoncé la poursuite de l’occupation de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, qu’elle attribue aux forces soutenues par Kigali. Les FARDC qualifient de « pur mensonge » les justifications avancées par les autorités rwandaises pour maintenir leurs troupes sur le sol congolais, malgré les engagements pris dans le cadre de l’accord de paix signé en décembre dernier.

Cette nouvelle sortie médiatique de l’armée congolaise intervient dans un contexte diplomatique et sécuritaire particulièrement tendu, alors que Kinshasa multiplie les appels à la communauté internationale pour faire respecter les résolutions des Nations unies et préserver l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.