Haut-Lomami, 15 janvier 2026 — La province du Haut-Lomami est confrontée à une situation sanitaire particulièrement préoccupante, marquée par une recrudescence inquiétante des cas de choléra enregistrés tout au long de l’année 2025.
Selon les données communiquées par le ministre provincial de la Santé, le docteur Adelard Umba, 6 120 cas de choléra ont été recensés entre la 1ʳᵉ et la 52ᵉ semaine épidémiologique de 2025, avec un bilan humain lourd de 127 décès. Plusieurs zones de santé sont touchées par cette flambée, dont Kabondo Dianda, la plus affectée avec 1 125 cas, suivie de Malemba Nkulu (920 cas) et Kinkonja (910 cas). D’autres entités sanitaires, notamment Butumba, Mukanga et Lwamba, ont également notifié des cas.
S’exprimant ce jeudi 15 janvier 2026, le ministre provincial de la Santé a dressé un tableau sans complaisance de la situation. Il a confirmé que la propagation de la maladie reste active dans plusieurs zones sous surveillance accrue des autorités sanitaires provinciales.
La situation s’est davantage complexifiée avec l’apparition de cas dans la zone de santé de Kitenge, jusque-là non endémique. Cette entité a récemment enregistré 11 cas, dont un décès, un signal d’alarme supplémentaire pour les services de santé. Pour les autorités provinciales, cette extension géographique de l’épidémie constitue un facteur aggravant qui exige une réponse rapide et coordonnée.
Face à l’ampleur de la crise, le ministre Adelard Umba a lancé un appel pressant au gouvernement central pour un appui immédiat en intrants médicaux essentiels à la lutte contre le choléra. Il a également sollicité l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, notamment UNICEF et Organisation mondiale de la Santé, afin de renforcer la riposte sanitaire sur le terrain.
Parallèlement, les autorités sanitaires appellent la population à une vigilance accrue, en recommandant la consultation rapide des structures de santé dès l’apparition de symptômes suspects. Si la zone de santé de Bukama n’est plus jugée très préoccupante à ce stade, Kabondo Dianda, Kinkonja et Kitenge demeurent sous étroite surveillance, alors que la province du Haut-Lomami tente d’endiguer une épidémie aux conséquences humaines et sanitaires déjà lourdes.