Kinshasa, 15 février 2026 — La réforme de la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape avec l’appui technique du Fonds monétaire international (FMI). Une délégation de l’institution financière internationale, conduite par Amina Bambara Billa, conseillère résidente en gestion des finances publiques au sein de l’AFRITAC Centre, a été reçue vendredi dernier par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, en présence du vice-ministre Élysée Bokumuana.
Les discussions ont porté sur l’accompagnement technique de la RDC dans la mise en œuvre du budget-programme, une réforme majeure engagée depuis près d’une décennie afin de faire évoluer le système budgétaire vers une gestion axée sur les résultats et la performance des politiques publiques.
À l’issue de la rencontre, Amina Bambara Billa a rappelé que cette mission s’inscrit dans la dynamique globale de modernisation de la gestion des finances publiques engagée par les autorités congolaises.
« La République démocratique du Congo a entrepris une réforme majeure visant à passer d’une logique budgétaire classique à un budget-programme. Un travail important de cartographie administrative et de déclinaison des politiques publiques en programmes budgétaires a déjà été réalisé », a-t-elle expliqué.
Selon elle, l’objectif de la mission est de s’assurer que les outils élaborés par les autorités congolaises répondent aux standards internationaux avant leur stabilisation institutionnelle.
« Nous accompagnons les acteurs nationaux pour vérifier que les programmes budgétaires définis sont conformes aux normes internationales. Cela permettra leur adoption dans un cadre crédible et de soutenir une gestion publique davantage axée sur les résultats », a-t-elle souligné.
La mission prévoit également un important travail technique avec les administrations sectorielles. Pendant deux semaines, les experts du FMI et les équipes nationales mèneront des ateliers ministère par ministère afin de procéder à une revue de qualité des programmes budgétaires digitalisés.
« Il s’agit de garantir un consensus technique et une appropriation nationale des outils développés », a précisé la cheffe de mission.
Ce processus devrait faciliter la mise en place d’instruments structurants, notamment le cadre de dépenses à moyen terme sectoriel et le projet annuel de performance par programme, considérés comme des piliers essentiels du budget-programme.
À l’issue de la mission, une restitution technique sera organisée afin de consolider les recommandations et d’orienter la poursuite de la réforme. Les autorités budgétaires ont, pour leur part, réaffirmé leur détermination à poursuivre cette modernisation avec l’appui des partenaires techniques et financiers, dans le but de renforcer la transparence, l’efficacité et la performance de la dépense publique en République démocratique du Congo.