Lubumbashi, 4 mai 2026 — L’Université de Lubumbashi accueille, du 4 au 8 mai 2026, une formation de haut niveau en exploration géochimique, organisée conjointement par le Service Géologique National du Congo et le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet PanAfGeo+ Country Window RDC, visant à renforcer les compétences des futurs géoscientifiques congolais et à consolider la souveraineté nationale sur les ressources minérales.
Après une première session tenue à Kolwezi du 27 avril au 2 mai, ayant bénéficié à plus de 40 étudiants et professionnels du secteur, la formation se poursuit à Lubumbashi avec une orientation résolument pratique. Destinée aux étudiants en géologie de l’UNILU, elle met un accent particulier sur les techniques modernes d’exploration géochimique, notamment l’analyse des sédiments de ruisseaux, un outil clé dans la prospection minière.

Encadrée par des experts de renom, dont Yannick Callec, Maxime Picault, Thomas Gutiérrez et Donat Kampata, cette formation vise à doter les participants de compétences directement mobilisables sur le terrain. L’objectif est également d’impliquer les étudiants finalistes dans les futurs travaux de cartographie des zones de recherches géologiques (ZRG) et des zones d’exploitation artisanale (ZEA) dans les provinces du Lualaba, du Haut-Katanga et du Tanganyika.
Dans son mot d’introduction, Bénédicte Mbuya a mis en exergue la portée stratégique de cette initiative. « Cette formation est une opportunité pour renforcer les compétences des étudiants et de valoriser le potentiel minier de la RDC », a-t-elle déclaré.
Prenant la parole, Yannick Callec a salué la qualité de la coopération entre les institutions congolaises et françaises. « Cette formation permet un transfert des technologies et du savoir-faire, mais elle est aussi le fruit d’une collaboration continue entre nos institutions », a-t-il affirmé.
De son côté, Franck Kalala, doyen de la faculté des sciences et technologies de l’UNILU, a encouragé les étudiants à tirer le meilleur parti de cette opportunité. « Cette formation doit pleinement bénéficier aux étudiants, car elle relie la théorie universitaire à la pratique professionnelle », a-t-il souligné.
Financée par l’Union européenne et mise en œuvre avec l’appui technique du BRGM et du SGN-C, cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement des capacités nationales. En misant sur la formation pratique et l’intégration des jeunes dans les projets de terrain, le programme PanAfGeo+ contribue à doter la RDC d’une expertise locale solide.
Au-delà de son caractère académique, cette session de formation à Lubumbashi incarne une ambition plus large : celle de bâtir une nouvelle génération de géoscientifiques capables de porter le développement minier du pays sur des bases scientifiques rigoureuses, durables et souveraines.