La société Chemaf (Chemical of Africa), active dans l’extraction et la production de cathodes de cuivre en République démocratique du Congo, a annoncé qu’elle cessera ses activités de production à partir de novembre 2025, en raison de l’absence d’un nouvel investisseur pour relancer ses opérations.
Selon Radio Okapi, cette décision intervient après l’échec des négociations engagées depuis août 2023 pour trouver un repreneur capable d’assurer la continuité de ses activités minières et métallurgiques. Un investisseur potentiel avait été identifié, mais la transaction proposée n’a pas obtenu les autorisations réglementaires requises avant l’échéance de mars 2025, entraînant la suspension du processus.
Face à cette impasse, Chemaf a indiqué qu’en l’absence d’un accord conclu dans les semaines à venir, elle sera contrainte de mettre fin à la production de cuivre et de suspendre l’ensemble de ses opérations industrielles en RDC. L’entreprise envisage de relancer prochainement un nouvel appel à investisseurs afin d’éviter un arrêt complet de ses usines.
« CHEMAF est à la recherche d’un investisseur depuis août 2023. Bien qu’un investisseur potentiel ait été identifié, la transaction proposée n’a pas obtenu les autorisations réglementaires requises pour mars 2025. Nous mettons tout en œuvre pour conclure un accord avec un nouvel investisseur. Cependant, si aucun investisseur ne se positionne, CHEMAF se verra contrainte de cesser la production de cathodes de cuivre ainsi que les opérations associées », a déclaré le président du conseil d’administration de CHEMAF, Shiraz Virj.
Cette annonce suscite des inquiétudes dans le secteur minier congolais, où Chemaf occupe une place importante dans la transformation locale du cuivre. L’arrêt de ses activités pourrait affecter plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, ainsi que l’approvisionnement du marché local en cathodes de cuivre.