Kinshasa, 22 septembre 2025 – La République démocratique du Congo a franchi une étape décisive dans la gestion de ses ressources minières, en mettant un terme à des décennies de pratiques opaques et de bradage de ses richesses. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a confirmé lors d’une rencontre avec une délégation du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC) la nouvelle orientation stratégique du pays : placer la souveraineté économique au cœur de la politique minière nationale.
Cette stratégie repose sur une volonté ferme : la RDC ne brade plus ses minerais. Désormais, l’État choisit, contrôle et impose ses conditions sur le marché mondial. C’est dans ce cadre qu’un partenariat stratégique entre le CEEC et la société américaine BGN-USA a vu le jour, donnant naissance à une holding, HOLDCO, installée à Houston, au Texas. Contrairement aux intermédiaires traditionnels, HOLDCO devient l’outil de la RDC pour maximiser ses recettes et sécuriser ses transactions.
Le mécanisme mis en place permet à la RDC de vendre directement ses minerais aux marchés internationaux, en contournant les circuits parallèles qui alimentaient les pertes et la corruption. Cette réforme structurelle garantit une meilleure valorisation des minerais et une gouvernance plus transparente du secteur. Pour Louis Watum Kabamba, cette orientation n’est pas qu’économique, elle reflète aussi la volonté politique de redonner au pays sa dignité et de renforcer sa diplomatie économique.
Sur le terrain, la mise en œuvre est déjà effective. Des équipes mixtes du CEEC et de BGN opèrent dans le Lualaba et le Haut-Katanga pour cartographier les flux logistiques et surveiller les opérations. Le laboratoire de Musompo, désormais incontournable, assure l’identification et le dosage précis des métaux précieux et rares. Grâce au logiciel E-trace, chaque minerai est suivi de l’extraction jusqu’à la commercialisation, rendant impossible toute disparition frauduleuse des ressources.
Pour les autorités congolaises, cette réforme constitue bien plus qu’un ajustement technique. Elle symbolise la reprise en main d’un secteur stratégique qui a longtemps échappé au contrôle de l’État. « C’est l’instrument dont la RDC avait besoin pour maîtriser son marché et récolter enfin ce qui lui revient de droit », a déclaré le ministre Watum. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi pour le secteur minier congolais, avec l’ambition de transformer ses richesses naturelles en véritable moteur de développement national.