Kinshasa, 7 octobre 2025 – Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a affirmé ce mardi que la récente remontée du franc congolais face au dollar américain est le résultat direct d’une politique monétaire rigoureuse mise en œuvre par son institution. Selon lui, cette amélioration observée sur le marché de change découle d’une stratégie économique réfléchie visant à restaurer la stabilité et la confiance dans la monnaie nationale.
Lors d’un point de presse à Kinshasa, André Wameso a précisé que la dépréciation enregistrée à la mi-2025 était principalement due à un déséquilibre dans la gestion des réserves obligatoires, initialement fixées à un taux constant de 1 999 francs pour un dollar. Cette rigidité, combinée à la dévaluation du franc, avait provoqué une surliquidité dans le système bancaire, entraînant une pression accrue sur le marché de change et une perte de confiance des opérateurs économiques.

Pour redresser la situation, la Banque centrale a d’abord resserré sa politique monétaire avant d’adopter un assouplissement progressif, accompagné d’interventions ciblées. Des injections ponctuelles de devises ont permis de stabiliser le taux de change et de réduire la volatilité observée sur les marchés. Ces mesures, a indiqué Wameso, s’inscrivent dans une démarche de gestion prudente visant à consolider les acquis sans compromettre la croissance.
« Le franc congolais reprend de la vigueur parce que nous avons appliqué une discipline monétaire stricte. Cette reprise est le fruit d’une planification cohérente et d’une intervention mesurée », a déclaré le gouverneur, soulignant l’importance d’un équilibre entre rigueur et flexibilité dans la conduite de la politique monétaire.
La Banque centrale du Congo entend poursuivre cette approche graduelle afin de préserver la stabilité macroéconomique et de soutenir les efforts du gouvernement pour stimuler la production nationale. Pour André Wameso, la résilience actuelle du franc congolais symbolise le retour progressif de la confiance dans l’économie congolaise et la maturité des institutions financières du pays.