Kinshasa, 9 septembre 2026 — La République démocratique du Congo franchit une étape importante dans la révision de son cadre juridique forestier. Les membres du Conseil consultatif national des forêts (CCNF), élargi à plusieurs parties prenantes, se réunissent depuis ce mercredi à Kinshasa pour examiner et enrichir l’avant-projet de loi portant Code forestier révisé.
Durant deux jours, les représentants des institutions publiques, des communautés locales, des Peuples autochtones pygmées, du secteur privé et de la société civile analyseront le premier projet de ce texte appelé à remplacer le Code forestier promulgué le 29 août 2002.
Vingt-quatre ans après l’adoption de cette loi, le Gouvernement estime nécessaire d’adapter la législation aux nouveaux défis environnementaux, climatiques, économiques, sociaux et technologiques. La RDC, qui concentre plus de 60 % des forêts du Bassin du Congo et environ 10 % des réserves forestières mondiales, entend ainsi se doter d’un cadre juridique plus moderne et plus adapté aux réalités actuelles.
À l’ouverture des travaux, la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, également présidente du CCNF, a souligné que cette démarche dépasse une simple mise à jour juridique. Le futur Code forestier devra notamment concilier la conservation des écosystèmes, la gestion durable des ressources, le développement économique, la justice sociale et la lutte contre les changements climatiques.
L’avant-projet soumis aux conseillers introduit plusieurs notions majeures, parmi lesquelles la foresterie communautaire, les paiements pour services environnementaux, le Consentement libre, informé et préalable (CLIP), la prise en compte du carbone forestier ainsi que le suivi des forêts par satellite.
La Ministre a appelé les participants à examiner le texte avec rigueur afin d’identifier les incohérences éventuelles, de clarifier certaines dispositions et de renforcer la sécurité juridique, la gouvernance et l’applicabilité du futur Code forestier.
Les travaux en groupes et en plénière se poursuivront jusqu’au 10 septembre. En cas d’avis favorable du CCNF, l’avant-projet sera transmis à la Commission des lois du Gouvernement, avant son dépôt au Bureau de l’Assemblée nationale pour examen lors de la session parlementaire de septembre.